Maxime Albert

Maxime Albert : Contrebandier ou homme d'affaire?

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Maxime Albert

Maxime Albert naquit dans la paroisse de Saint-Hilaire en 1871. Après avoir initialement œuvré dans le domaine de l’agriculture, Albert étendit ses affaires aux secteurs de la restauration, de l’hôtellerie et de la vente de boisson gazeuse. Propriétaire du Royale Hotel à Saint-Hilaire et du Long Lake Sporting Club à Saint-Agathe dans l’État du Maine, Maxime Albert ne tarda pas à devenir l’un des hommes d’affaires les plus prospères de sa paroisse.

Maxime Albert et Alfred J. Lévesque

Né à Frenchville dans l’État du Maine en 1893, Alfred Lévesque s’établit à Saint-Hilaire où il côtoya et fit affaire avec Maxime Albert. Il emménagea par la suite à Rivière-Bleue dans la province de Québec où il en vint à détenir un hôtel, un restaurant, un magasin général, un salon de barbier ainsi qu’une brasserie de boisson gazeuse. Lévesque ne faisait pas dans le petit commerce et son imagination de contrebandier était fertile. Ses coups d’éclat lui avaient d’ailleurs fait gagner la réputation d’être un contrebandier à « l’audace inouïe » Dans les années 1920, Lévesque avait entre autres fait la une des journaux pour s’être emparé d’un train afin de traverser une cargaison d’alcool aux États-Unis. De même, il fit à nouveau les manchettes en 1924 pour avoir édifié un blocus d’environ 400 contrebandiers à Sully pour s’interposer à l’arrestation de l’un de ses associés.

 

En collaboration avec son collègue Antonio Graveline de Lévis, Alfred Lévesque mit sur pied l’un des plus grands réseaux de contrebande d’alcool en direction des États-Unis à partir du Québec. Plus d’une dizaine de vaisseaux travaillaient à importer l’alcool de Terre-Neuve et des îles Saint-Pierre et Miquelon pour leur commerce. Lévesque distillait également son propre alcool à sa maison de Notre-Dame-du-Lac; un alcool frelaté qu’il distribuait frauduleusement sous l’étiquette de compagnies renommées.

 

Après qu’un mandat d’arrêt ait été émis contre lui en 1933, Lévesque se livra de lui-même ai Palais de justice de Québec où il fut jugé et condamné au pénitencier en 1934. Le démantèlement du réseau de contrebande de Lévesque et l’abrogation de la majorité des loisirs prohibitive au Canada et aux États-Unis au cours des années 1920 et 1930 marquèrent la fin de l’âge d’or des contrebandiers à l’Est du Canada.